Causes
L'obésité est souvent le résultat
d'un déséquilibre entre :
l'apport énergétique
quotidien, souvent appelé AET : apport énergétique
total, somme des calories[7] apportées par :
les glucides (sucres lents ou rapides, à index
glycémique plus ou moins élevé)
: saccharose, glucose, fructose, etc.,
les lipides (acides gras) trouvés dans les huiles
végétales et graisses animales notamment
et les protéines, végétales (algues,
lentilles par exemple) ou animales (viande, poisson)
et la somme des dépenses énergétiques
:
échange de chaleur avec l'environnement, d'autant
plus important que la température extérieure
est faible
énergie nécessaire au fonctionnement de
l'organisme (digestion p. ex.). Le cerveau à
lui seul consomme environ 20% de l'énergie totale
efforts physiques : marche, sport, activités
physiques de toute sorte.
Quand l'organisme reçoit plus qu'il ne dépense,
il stocke une partie de l'apport, sous forme de graisses.
Cependant le métabolisme de chacun, très
différent selon les individus, joue un grand
rôle, et certaines personnes vont donc plus facilement
devenir obèses que d'autres (facteurs génétiques
notamment).
L'explosion récente
du nombre d'obèses est attribuée à
plusieurs facteurs liés au mode de vie :
Pour la première
fois dans l'histoire de l'humanité, une grande
proportion des humains ont la possibilité de
s'alimenter à suffisance, voire de se suralimenter
ou de s'alimenter sans tenir compte de leurs besoins
(par exemple en mangeant trop vite, ce qui ne permet
pas de ressentir la satiété et d'interrompre
alors le repas) ; auparavant on rencontrait régulièrement
des épisodes de disettes et de famines ;
De très nombreux aliments sont proposés,
à toute heure du jour, indépendamment
des repas, ce qui favorise le grignotage et donc l'alimentation
en dehors des cycles naturels. Il est difficile de gérer
cette profusion de nourriture. Par ailleurs de nombreux
aliments proposés sont à la fois gras
et sucrés sans remplir l'estomac, ce qui dérègle
les repères (la satiété n'est pas
obtenue alors que les apports énergétiques
sont déjà largement suffisants). Enfin,
lorsque l'on mange toujours les mêmes aliments
(ce qui était le cas traditionnellement), la
satiété (perte d'envie de manger) indique
que l'on a un apport énergétique suffisant
; lorsque les aliments consommés sont inhabituels,
cette information est faussée.
La sédentarité est une cause importante
: en l'absence d'activité physique suffisante,
la voiture et la télévision sont aussi
nocives que la malnutrition ou les excès alimentaires.
Les sociétés contemporaines sont source
de stress, parfois même de sinistrose. De nombreux
individus peuvent alors ressentir un vide moral en eux,
qu'ils compensent par la nourriture. (Voir boulimie.)
L'obésité
est de toute façon multifactorielle. Parmi les
causes, le rôle de l'hérédité
est mieux connu : des gènes responsables ont
été identifiés, qui interviennent
sur la production par les adipocytes de leptine, une
protéine agissant au niveau du système
nerveux central sur le contrôle de l'appétit
et de la dépense énergétique. On
a remarqué également l'influence des modes
de vie sur les facteurs génétiques. Notre
corps a été habitué pendant des
millénaires à faire face au manque, et
la sélection naturelle a plutôt favorisé
les personnes capables de stocker en période
d'abondance pour faire face aux périodes de disette.
Paradoxalement ce sont ces personnes qui sont le moins
adaptées à une abondance régulière.
Par ailleurs, avec une même alimentation et une
même pratique physique, la prise de masse varie
selon les individus (selon leur métabolisme).
En ce qui concerne l'alimentation,
la quantité de sucre consommé n'est pas
le seul critère, leur qualité (index glycémique,
sucre complet versus raffiné) joue beaucoup ;
de même la teneur en graisses n'est pas le seul
critère, leur qualité joue également
un grand rôle : les huiles de première
pression à froid sont par exemple beaucoup plus
favorables que les huiles raffinées (extraites
à chaud, ce qui élimine une bonne partie
des apports bénéfiques, anti-oxydants
notamment, et/ou avec des solvants), et plus favorables
que les graisses saturées.
Les types de lipides de
l'alimentation sont les suivants, avec les propriétés
suivantes pour l'organisme :
Stérol :
Cholestérol (aux 2/3 fabriqué par le foie)
: Le cholestérol apporté par les aliments
est généralement peu nocif. En revanche
la production excessive (ou trop basse) par le foie,
à partir des graisses consommées, augmente
les risques cardiovasculaires. Dans les analyses du
sang, il faut aussi distinguer le "bon cholestérol"
(HDL) et le "mauvais" (LDL), seul en cause
dans les maladies cardio-vasculaires. C'est le rapport
entre les deux qu'il faut surveiller, plus que le total
du cholestérol.
Phyto-stérols (Huiles, cacao, fruits, légumes)
: Régulation du niveau de cholestérol.
Propriétés anti-inflammatoires. Diminution
des risques de cancer et dhyperblastie de la prostate.
Renforcement du système immunitaire. Augmentation
du taux de DHEA.
Tocophérols :
alpha (Vitamine E), Beta, Gamma, Delta Huiles (sauf
palme et coprah) : Antioxydants : baisse des risques
cardio-vasculaires et de cancers.
Phospholipides et sphingolipides (uf, soja, germe
de blé) : Utiles au cerveau (neurones) et membranes
cellulaires.
Acides gras
Saturés (Viandes, beurre, crème, huile
de maïs
) : Augmentation des risques cardio-vasculaires
(C.V.), aux doses consommées par la majorité,
dans la plupart des pays développés. L'industrie
agro-alimentaire préfère souvent des corps
gras de substitution au beurre, mais ils sont encore
pires par les insaturés Trans qu'ils contiennent
:
« Insaturés Trans » (Huiles raffinées,
chips et frites industrielles, fritures, viennoiserie
sans beurre, boulangerie de supermarché, margarines
solides, biscuits secs, dapéritif, craquelins,
pâtisseries industrielles, pains de mie, quiches,
tartes et pates à tarte industrielles, produits
panés, pates à tartiner, sauces, vinaigrette,
mayonnaises industrielles, graisses de buf, de
mouton, produits laitiers) : Augmentation très
forte des risques C.V. [8]: hausse du mauvais cholestérol
(comme le beurre) mais aussi baisse du bon ! [9]
« Mono insaturés (cis) », dont les
O9 : (Huile dolive, huiles végétales,
graisse de canard, doie, chocolat) : Diminution
des risques C.V.
Poly-insaturés Oméga-3 (Huiles de noix,
soja, colza, lin, groseilles, cassis, olive, poissons
gras, crustacés) : Diminution des risques C.V.,
mais en excès troubles cardio-vasculaires et
immunitaires. Les O3 nécessitent suffisamment
de O6 pour pouvoir être assimilés, mais
les doses de O3 consommées dans les pays développés
sont (beaucoup) trop faibles par rapport aux O6.
Poly-insaturés Oméga-6 (Huiles de pépins
de raisin, tournesol, noix, maïs, soja, colza,
olive, graisses de volailles) : Diminution des risques
C.V., mais en excès troubles cardio-vasculaires
et immunitaires. Une obésité est ainsi
constatée chez des nourrissons voire des ftus,
sans pouvoir incriminer grignotage ou absence d'exercice.
L'alimentation, trop riche en O6, de la mère
est en cause, voire la composition de laits en poudre,
calquée sur celle du lait de mères consommant
trop d'O6. (Etudes de Gérard Ailhaud [1, pp14-16]).
De manière paradoxale, les régimes peuvent
favoriser l'obésité. En effet, de mauvais
régimes favorisent la perte de masse musculaire,
qui est directement liée au métabolisme.
Après ces mauvais régimes, il y a ralentissement
du métabolisme et reprise accélérée
du poids. Ces mauvais régimes sont carencés,
principalement en apport protéique.
Source:" http://fr.wikipedia.org/wiki/Ob%C3%A9sit%C3%A9
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