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Garder
la santé grâce à la diététique chinoise
En Chine, la diététique a
été dans tous les millénaires passés considérée comme
faisant partie intégrante de la médecine. La base de cette
médecine est de maintenir la santé et non de soigner uniquement
les symptômes de maladie. Résultat : l'espérance de vie
en Chine est très proche de celle de l'occident et pour
un prix de revient 40 fois moins cher !
Savez-vous que, jadis, on consultait le médecin, un fonctionnaire,
en dehors de tout symptômes simplement pour être maintenu
en bonne santé ? Figurez-vous que ce fonctionnaire était
payé sur le nombre de bien-portants. Son salaire baissait
au fil des cas de maladie qui se déclaraient... Bien sûr,
pour accomplir pleinement sa tâche, il donnait d'importants
conseils de nutrition, réalisait des massages, prescrivait
des exercices de gymnastique Qi Gong à faire ou des remèdes
à base de plantes, voire même, il puncturait.
La médecine traditionnelle chinoise considère l'être humain
comme un tout, comme un « étage » du macrocosme soumis
aux règles d'expansion, de recentrage et de cycles. Les
aliments font partie intégrante de ce tout cosmique !
Un légume est vu non pour ses calories mais pour ce que
sa saveur et son énergie vont développer dans le corps
de tel ou tel individu qui, selon qu'il est yin ou yang,
utilisera différemment ses potentiels.
Le médecin chinois commence par établir un diagnostic
énergétique. Il détermine à quel type de terrain il fait
face (Yin ou Yang), si l'état du patient est en phase
de plénitude ou plutôt en période vide. Il vérifie aussi
l'état de chacune des 12 fonctions énergétiques fondamentales.
Le moindre aspect de la personne est important et ira
jusqu'à se répercuter sur le choix du mode de cuisson.
Par exemple, le boeuf sera utilisé pour stimuler le «
vide de Qi ». Il sera conseillé grillé, coupé à petits
morceaux, aux terrains Yin et bouilli, en pot au feu,
aux terrains Yang.
Au moment de poser un diagnostic en médecine traditionnelle
chinoise, on examine les changements extérieurs afin de
déterminer les pathologies des organes internes. C'est-à-dire,
on regarde la saison et le climat. Les changements de
la nature, qu'ils soient climatiques, saisonniers ou journaliers,
influencent directement l'être humain et celui-ci doit
s'adapter. S'il n'y parvient pas, alors apparaît une réaction
pathologique.
L'alimentation permet cette adaptation vitale aux modifications
de notre environnement extérieure sur lequel nous n'avons
pas prise. Par exemple, pour tous ceux qui vivent près
d'un cours d'eau ou dans une région humide, on conseillera
une nutrition dite « asséchante » pour éviter des pathologies
mais ces choix seront faits selon le terrain yin ou yang
de chacun et l'état des fonctions d'énergie, surtout celle
de la terre.
Comme le perçoit le médecin chinois, un même traitement
peut convenir à une personne dans une situation de vie
donnée mais peut produire l'effet inverse chez une autre.
L'adaptation à l'environnement, au patient, est donc la
clé d'une bonne réussite et une bonne connaissance des
règles de nutrition est décisive.
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par Danielle Manavit (21/04/2006)
Sophrologue, esthéticienne, retrouvez les conseils en
diététique
de cette spécialiste des techniques traditionnelles.
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